L'écriture de la bordée des marins révélatrice de l'émergence des bas-fonds portuaires de l'Ouest de la France, XIX-XXe siècle.
Damien Cailloux  1@  
1 : centre d'histoire du XIXe siècle  (EA3550)  -  Site web
Université Paris I - Panthéon-Sorbonne
17, rue de la Sorbonne, 75231 Paris cedex 05 -  France

Au XIXe siècle, les bas-quartiers du port symbolisent la rencontre entre le port et la représentation des lieux mal famés. Le lien se fait autour des rues attenantes, décrites comme sordides. En accueillant la débauche des hommes de mer, elles deviennent le cœur des bas-fonds portuaires. L'écriture de l'errance des marins permet leur mise au jour par les auteurs. La figure du matelot de retour à terre est un motif récurrent, popularisé par le roman maritime. A la fin du XIXe siècle, les auteurs décrivant les villes maritimes, notamment bretonnes, intègrent cet aspect dans leur perception des ports. Pierre Mac Orlan, Marc Elder, Guillaume Apollinaire ou Henry de Monfreid codifient la dérive des matelots. Le récit de la bordée du marin contribue à construire l'imaginaire des bas-fonds portuaires. Elle créée l'apparition de lieux spécifiques, réceptacles de la débauche des gens de mer. Des thèmes leurs sont associés : la descente dans les dessous de la ville, un espace humide, obscur, où le vice est omniprésent.



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